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Des Eurocodes simplifiés pour les bâtiments simples
La mise en application des normes européennes de calcul des structures, plus communément appelées les « Eurocodes », a récemment bouleversé les habitudes des constructeurs et des bureaux d’études. Pour le calcul des structures en acier, ces règles représentent un ensemble volumineux de textes à connaître et à maîtriser (les différentes parties des normes NF EN 1990, 1991, 1993 et 1998, ainsi que leurs annexes nationales françaises). Ils contiennent parfois plusieurs méthodes – certaines étant d’ailleurs assez complexes – et le calculateur doit sélectionner, à bon escient, les plus adaptées à son projet.
Cet ouvrage propose une application simplifiée des méthodes des Eurocodes 0, 1, 3 et 8, et une démarche de calcul adaptée aux cas courants de structures simples en acier. Les ossatures visées sont notamment celles des bâtiments à base rectangulaire et à simple rez-de-chaussée, destinés à un usage industriel, commercial ou agricole. Quelques informations sont fournies pour le calcul des bâtiments à deux ou trois étages. Les méthodes de vérification présentées sont celles qui, de l’avis des auteurs, conviennent le mieux au domaine d’application visé. Selon le cas, elles sont l’application directe des règles données dans les Eurocodes, ou des simplifications dans le sens de la sécurité. Les différentes étapes d’une note de calculs sont abordées, de la détermination des charges à la vérification des barres et des assemblages, en présentant la méthodologie puis son application sur un bâtiment servant de fil conducteur.
Ces dernières années ont vu la publication de nombreux guides concernant la vérification des ossatures métalliques ou mixtes acier-béton suivant les normes Eurocodes. Se concentrant sur les aspects calculatoires, ces ouvrages abordent rarement le travail de conception générale et de définition des détails constructifs, pourtant indispensable à tout projet de construction métallique ou mixte. Adopter en amont de bonnes dispositions constructives permet pourtant d’éviter de nombreuses difficultés en aval, tant au stade du calcul de l’ossature qu’au moment de la fabrication et du montage.
S’inscrivant dans la suite du guide de « Conception des bâtiments simples à ossature en acier », cet ouvrage propose des règles de bonne pratique pour la conception des bâtiments multi-étagés. Les bâtiments visés sont essentiellement ceux à destination de bureaux, mais la plupart des notions bordées peuvent être appliquées sans difficulté à d’autres types d’ouvrages.
Agrémenté de nombreuses illustrations, ce guide comporte une description claire des dispositions constructives recommandées, de leurs avantages et inconvénients éventuels, ainsi que les principes de leur fonctionnement mécanique. Il contient peu de formules en dehors de quelques règles forfaitaires simples pour estimer les ordres de grandeur.
La visée didactique de cet ouvrage le destine à tous les professionnels de la construction métallique, et plus particulièrement aux étudiants, aux projeteurs, aux architectes et aux ingénieurs débutant dans ce domaine.
Ce guide est une version actualisée et simplifiée du guide d’élaboration d’un CCTP relatif au lot Structures en acier de bâtiments ou installations industrielles courants, publié en 2015. Il vise plus particulièrement les bâtiments simples, avec un domaine d’utilisation bien défini. Il est organisé selon une trame qu’il est conseillé de respecter lors de la rédaction d’un CCTP.
Il passe ainsi en revue les documents de référence, la description de l’ouvrage et des travaux à réaliser, la conception et les études, les matériaux et les produits, la fabrication, le montage et la consistance du dossier technique de l’entreprise. La question des interfaces entre lots est spécifiquement étudiée. Ce guide vise en premier lieu les prescripteurs mais il est tout aussi utile pour les entreprises, les bureaux de contrôle et, plus généralement, les jeunes ingénieurs.
Le fichier téléchargeable est un zip comprenant l’ouvrage en pdf interactif + un word nommé » Modèle de CCTP » qui pourra vous servir de trame lors de la rédaction.
Les assemblages soudés jouent un rôle majeur dans l’intégrité et la durabilité des structures en acier. Toutefois, ces assemblages soudés sont susceptibles de présenter des défauts dus à la fabrication qui peuvent affecter leur résistance à la fatigue. En conséquence, le prEN 1993-1-9 fait référence au niveau de qualité de soudure B défini dans l’ISO 5817 pour garantir une résistance à la fatigue adéquate. Cependant, il n’existe pas d’études approfondies justifiant cette exigence. Le présent article
analyse à la fois les essais expérimentaux cités dans le document background du prEN 1993-1-9 et les essais récents afin d’obtenir des courbes de résistance à la fatigue. Les soudures bout à bout à pleine pénétration ou par cordons d’angle sont étudiées. Certains essais comportaient des défauts mesurés qui ont permis d’analyser leur impact sur la résistance à la fatigue. En outre, une comparaison est effectuée entre les résultats expérimentaux et les conclusions fournies par la norme XP ISO/ TS 20273 et les recommandations de l’IIW, qui établissent un lien entre défauts des soudures et résistance à la fatigue. Les spécifications de la XP ISO/TS 20273 ne sont pas toujours en accord avec les résultats expérimentaux. Les défauts tels que le manque de pénétration, le défaut d’alignement, les caniveaux et le mauvais assemblage en soudure d’angle ont été analysés. Les résultats ont révélé qu’un manque de pénétration correspondant au niveau de qualité D entraînait une diminution de 40% de la résistance à la fatigue des soudures bout à bout, contre une réduction de 20 % due à un défaut d’alignement du même niveau de qualité. Dans les assemblages par cordons d’angle, un défaut d’alignement de qualité D réduisait la résistance à la fatigue de 23 %, tandis qu’un mauvais assemblage au même niveau augmentait la résistance à la fatigue de 16 %. Les résultats révèlent que les niveaux de qualité ne sont pas toujours en corrélation avec les catégories de détail (résistance à la fatigue) indiquées dans le prEN 1993-1-9.
Cet ouvrage est le complément du premier volume paru en 1995, et réédité en 2014, pour présenter les principes et méthodes de la résistance des matériaux.
Celui-ci reprend les énoncés des exercices, posés à la fin des chapitres du premier volume, et en donne les solutions. Il offre aussi quelques exercices supplémentaires.
L’organisation des deux volumes par chapitres est identique et les solutions font référence aux formules et tableaux contenus dans le premier volume.
Nous avons bien sûr adopté dans les deux ouvrages les mêmes terminologies, conventions et notations, désormais communes à tous les matériaux et définies dans les normes françaises, européennes ou internationales.
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